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Elevage /  > Bâtiments /  >  Le logement des veaux et le bien-être animal
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Le logement des veaux et le bien-être animal

De la naissance à trois semaines, le veau nouveau-né traverse une période
critique : ses défenses immunitaires ne sont pas encore opérationnelles.
En plus d’un apport précoce de colostrum et d’une hygiène correcte au vêlage, il est impératif de placer le veau nouveau-né dans un logement sain et confortable.

La maîtrise sanitaire sera obtenue par un logement individuel jusqu’à 8 semaines maximum en niches extérieures ou en cases sous un bâtiment. Après cette période, pour des facilités d’organisation du travail et limiter l’ennui des veaux, il sera préférable de passer à des cases collectives.



Le veau supporte bien les températures moyennes mais il est très sensible au stress thermique. Pour éviter tout refroidissement brutal, on veillera à :
- écarter tout contact avec une paroi froide,
- maintenir en permanence une litière sèche,
- assurer un renouvellement correct de l’air, en évitant tout courant d’air.

Organisation du travail
On cherchera à placer la nurserie à proximité de la laiterie. Un sas est nécessaire pour répondre aux exigences d’hygiène du stockage du lait. Il peut servir de local de préparation des buvées qui, dans tous les cas, doit être extérieur à la nurserie pour limiter l’humidité et la vapeur d’eau.
Le temps de travail en logements individuels est supérieur aux cases collectives pour deux raisons : la surveillance des buvées et le curage. Dans le cas de grands effectifs et de vêlages groupés, la contrainte temps de travail peut amener à choisir un logement collectif pour l’ensemble de la phase lactée avec la mise en place d’un distributeur automatique de lait.
Les cases individuelles présentent pour principal avantage, par rapport aux niches extérieures, de meilleures conditions de travail.



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Confort et bien-être des veaux 
Les conditions d’ambiance ont une incidence sur le confort des veaux, sur les performances zootechniques et dans la prévention des maladies des veaux. Il est important de rechercher des "zones de confort" à partir des paramètres d’ambiance suivants : la température, l’humidité relative, la vitesse d’air.

La température ambiante
La sensibilité du veau à la température ambiante évolue en fonction de l’âge et des paramètres d’ambiance, en particulier la vitesse d’air et l’humidité.
Dans certaines situations, l’isolation thermique en sous-toiture peut faciliter la ventilation naturelle, limiter les phénomènes de condensation l’hiver ou les effets du rayonnement solaire l’été.

L’humidité relative de l’air ambiant
L’accumulation de vapeur d’eau dans la nurserie a pour conséquences d’augmenter la concentration des agents infectieux dans l’air ambiant, de provoquer l’humidification du pelage des veaux et ainsi de réduire son pouvoir isolant et sa résistance à basse température.
Il est donc impératif, même à basse température, de maintenir un renouvellement d’air minimum afin d’évacuer la vapeur d’eau produite par les veaux.

La vitesse d’air
En règle générale et particulièrement en hiver, la vitesse d’air moyenne au niveau des veaux nouveaux-nés ne doit pas être supérieure à 0,25 m/s. Un veau placé dans un courant d’air de vitesse supérieure à 0,5 m/s ressent une température plus faible que celle de l’air ambiant et doit lutter contre le froid. Ce stress thermique sera d’autant plus important que l’humidité relative de l’air est élevée.

Pour tout projet ou information technique, contactez l’unité Bâtiments au 02 31 70 25 55.
Jean-Claude Delange - Tél. 02 31 70 25 55
Jean-Jacques Beauchamp - Tél. 02 31 70 25 16


Le bien-être des veaux vus par la conditionnalité
 


Les règles pour le bien être animal s’appuient sur des recommandations européennes. Elles recherchent un veau bien nourri, bien logé et en bonne santé, sans traumatisme et avec un confort qui lui permette un comportement normal (se lever, se coucher, ruminer…). Tout bovin de moins de 6 mois est considéré comme un veau.

Bâtiment 
• Bâtiment suffisamment aéré, éclairé et ventilé (le respect des préconisations d’ambiance assure ce point).
Veaux en case individuelle :
- parois ajourées
- contacts physiques possibles entre veaux
- taille de la case : longueur du veau x 1.1 ; largeur : hauteur au garrot

Veaux d'élevage en cases collectives obligatoires à partir de 8 semaines
Taille de la case
- 1.5 m² si < 150 kg
- 1.7 m² si 150 < x < 220 kg
- 1.8 m² si > 220 kg (sauf allaitant avec mère)

• Litière sèche si existante ; pas de stagnation de jus ou de lisier ; pas de salissure au-dessus des onglons

• Absence de déjections accumulées depuis plusieurs jours

• A l’extérieur, les animaux doivent pouvoir se protéger des intempéries avec des abris, des haies. 


Prévention des blessures
 
• Absence de tout matériau / obstacle pouvant causer des blessures, sur le lieu de circulation des animaux

• Attaches : interdiction de provoquer des dommages / souffrances physiques. L’attache est possible durant l’allaitement (l’entrave en salle de traite n’est pas interdite).

• Mutilation : toute opération provoquant la perte de tissu ou la modification de la structure osseuse de l’animal est interdite sauf :

- écornage des bovins : possible avant 4 semaines par brûlage ou cautérisation chimique. Attention : si plus de 4 semaines, anesthésie locale ou générale par le vétérinaire. 
- castration des mâles, si anesthésie locale ou générale par le vétérinaire
- poinçonnage des oreilles pour identification

• Pas de muselière


Accès à l’alimentation et abreuvement
• Colostrum pris dans les 6 h après la naissance

• Alimenté 2 fois par jour avec notamment des fibres (foin, paille, ensilage…)

• Eau propre disponible en permanence même sans abreuvoir

• Quantité en fer suffisante dans le fourrage ou l’aliment

• Limiter la compétition : nombre de place l’auge suffisant pour le nombre d’animaux présent. Alimentation à volonté, équilibrée avec eau propre et fourrages grossiers 

• État d’engraissement satisfaisant…


Santé des animaux
• Inspection quotidienne : une fois par jour minimum

• Soins des animaux malades : appel du vétérinaire si l’éleveur ne réussit pas à soigner

• Local ou système d’isolement pour les animaux malades ou blessés


Beaucoup de ces règles sont du bon sens, souvent déjà appliquées par les éleveurs qui prennent soin de leurs animaux. Cependant, l’attention doit être portée sur les cases à veaux et sur l’écornage, possible avant 4 semaines.