| Le traitement des effluents peu chargés |
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|  | Suivant les systèmes d’élevage, les eaux souillées peuvent représenter un volume aussi important que celui des lisiers. Leur faible valeur fertilisante (de 0,2 à 0,5 unité d’azote/m3) offre très peu d’intérêt agronomique. Dans le cadre du PMPOA II, de nouvelles techniques d’épuration alternatives au tout stockage ont été validées.
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Pour les gros volumes : le bassin tampon de sédimentation ou le filtre à paille |
Le bassin tampon de sédimentation La première étape est le traitement primaire. Le bassin tampon de sédimentation assure quatre fonctions : | - la décantation des matières en suspension,
- le stockage des boues décantées,
- le stockage, total ou partiel, de la phase liquide,
- la régularisation du débit de sortie.
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Les dimensions du premier compartiment sont fonction des surfaces découvertes, de la charge en matières décantables : ce volume tampon gère les épisodes pluvieux.
Le second compartiment sert de zone de pompage des eaux débarrassées des éléments en suspension.
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| La seconde étape, l’épandage des eaux souillées prétraitées sur prairie, peut se faire en hiver sous certaines conditions : | - choisir des parcelles favorables ayant une bonne réserve utile et une prairie avec une bonne profondeur d’enracinement,
- limiter les quantités d’azote ammoniacal épandues à 65 kg/ha durant la période hivernale,
- respecter le temps de ressuyage des parcelles et s’efforcer d’épandre hors période pluvieuse. Il faut veiller à la gestion du remplissage des bassins,
- utiliser un matériel adapté pour maîtriser les surfaces d’épandage.
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Cette technique permet de maintenir des systèmes "libre service" en fonctionnement en évitant de stocker de grands volumes d’effluents en fosse.
Le coût d’une installation complète (bassin arroseur) réalisé par une entreprise est de l’ordre de 20 à 22 000 € HT.
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Le filtre à paille Moins coûteux et tout aussi efficace, le filtre à paille assure les trois fonctions essentielles : la décantation, le stockage des boues et la régulation du débit à la sortie. Le dispositif comprend : | - une plate-forme en béton inclinée selon une pente de 10 à 12 % sur les premiers mètres et de 0,5 à 1 % ensuite,
- un filtre réalisé en bottes de paille rectangulaires, petit ou grand format,
- un support solide, poteaux et grillage, pour maintenir les bottes de paille en place,
- un caniveau de 50 cm sur 3 côtés qui dirige l’effluent filtré vers une fosse de stockage en béton ou géomembrane.
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Le filtre à paille doit être curé une fois par an, quand la boue est bien sèche. Les bottes sont défaites et la paille est mélangée à la boue pour obtenir un "fumier compact". Les abords et le caniveau doivent être entretenus régulièrement. L’ouvrage de stockage est vidé une fois par an.
L’épandage des eaux filtrées est réalisé par asperseur automatique comme derrière un bassin tampon de sédimentation.
Le coût d’une installation complète avec arroseur réalisée par l’exploitant est de l’ordre de 10 à 12 000 € HT.
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Pour des volumes plus petits : les fossés lagunants et les filtres plantés de roseaux |
Les fossés lagunants Les fossés lagunants permettent de réduire la charge polluante des eaux blanches des équipements de traite, ainsi que les eaux vertes des quais de traite. Par contre, les laits impropres à la consommation sont à proscrire du système. Le dispositif comprend quatre bassins successifs, chacun d’eux ayant un rôle particulier dans le processus d’épuration : | - le premier bassin plus profond est en anaérobie, il reçoit la totalité de la charge polluante. Il aura une forme plutôt allongée pour induire un effet "piston" des eaux. L’étanchéité de ce bassin doit être réalisée par géomembrane,
- le second, de moindre profondeur (50 cm utile), vient compléter l’épuration anaérobie du premier bassin. Son étanchéité doit être assurée également par géomembrane,
- les deux autres bassins peuvent être de forme plus carrée. Ils viennent parfaire l’épuration des eaux (en aérobie).
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L’écoulement des eaux, en sortie du quatrième bassin, doit être réalisé dans un fossé enherbé de faible profondeur. Le coût d’investissement total avec les géomembranes, réalisé par entreprise, est de l’ordre de 9 500 à 12 000 € HT subventionné dans les mêmes conditions que les autres systèmes d’épuration.
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Traiter avec des filtres plantés de roseaux Adapté principalement au traitement des eaux blanches du bloc traite et des eaux vertes des quais. Les "mauvais laits" ne doivent pas être envoyés dans le système.La filière de traitement est constituée de trois éléments :
| - une cuve d’homogénéisation et de répartition,
- deux étages de filtres plantés de roseaux,
- un fossé d’infiltration enherbé, assurant le traitement final.
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Les dimensions de la fosse et des filtres sont calculées en fonction du nombre de vaches présentes et du type d’effluents à traiter. On peut également tenir compte du traitement des eaux usées domestiques de la ferme si nécessaire. Il faut assurer une bonne répartition des eaux, alternativement sur les différents filtres, pour qu’ils ne se colmatent pas par le développement de biomasse. Il faut respecter les proportions des surfaces de filtres, les couches et les granulats constituant chaque filtre (voir graphique ci-dessus). Le coût de l’investissement, réalisé par entreprise, est de l’ordre de 60 à 65 000 € HT.
Novembre 2003 Jean-Claude Delange - Tél 02 31 70 25 55 |
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