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Energie : Au fil de l’eau…

La force de l’eau est sans contestation, au même titre que le vent, l’énergie la plus facilement mobilisable : les moulins à eau que l’on trouve encore aujourd’hui de ci de là en atteste. Qu’en est il aujourd’hui ?

Environ 1500 Petites Centrales Hydrauliques sont en fonctionnement sur le territoire français : la moitié de leur production est directement liée à EDF, qui exploite les centrales de plus de 12 MWatts. En deçà, tout un chacun (commune ou particulier) peut être producteur d’électricité hydraulique, à condition d’en avoir le droit … De quoi parle t’on exactement ? Du droit d’eau : délivré par les services de l’Etat, après consultation des usagers de la rivière, cette autorisation est indispensable à la mise en fonctionnement d’une Petite Centrale Hydraulique. L’ignorer (ou mal anticiper cette demande), c’est s’exposer à voir sa turbine neuve rouiller, en attente d’un feu vert ! Aujourd’hui, très peu de nouvelles autorisations sont délivrées : reste que les moulins qui peuplaient le bord de nos rivières sont autant d’anciennes centrales dotées d’un droit d’eau imprescriptible, si le moulin date d’avant 1789. De la même manière, les petites centrales d’une puissance inférieure à 150 kW, et autorisées avant 1919, bénéficient d’une autorisation illimitée dans le temps. Dans un cas comme dans l’autre, il faudra démontrer l’existence du droit d’eau, dont on trouvera souvent la trace dans les actes notariés. Tout avant projet d’installation se doit de prendre en compte cette facette incontournable : l’usage de l’eau est réglementé même si le principe de production ne fait que l’emprunter avant de la restituer. EDF propose aujourd’hui un contrat de 20 ans qui fixe le prix de rachat de l’électricité à 6.1 cts d’euro/kW pour des installations de moins de 500 kW. On considère qu’une turbine produit 4000 kWh/an/kW installé : une unité de 150 kW va donc sortir 600000 kW/an, soit 36600 euros. Une Petite Centrale Hydraulique, bien conçue, durera des décennies, sans grand frais d’entretien.

Simple, rustique, productive, …, tout concourt dans la production d’électricité par voie hydraulique à rendre la démarche engageante, si ce ne sont les démarches administratives. Un autre barrage en quelque sorte …

Décembre 2008
Stéphane Berzinger - Tél. 02 31 68 11 16


Un diagnostic pour un meilleur conseil

La bataille énergétique est lancée !  De nouvelles vocations émergent ça et là, poussées par un vent porteur, pour produire ses propres kilowatts qui permettront de devenir “énergiculteur”… Or, comme dans beaucoup de situations, les plus gros gains viennent d’abord des économies à mettre en œuvre !

Avec le soutien du Conseil Général du Calvados, la Chambre d’Agriculture travaille actuellement à l’établissement d’un diagnostic permettant de caractériser les principales consommations d’énergie à l’échelle de l’exploitation agricole. Dans les recherches pratiquées à cette occasion, un certain nombre d’outils ont été étudiés pour finalement s’intéresser à Agri Energie, la méthode développée en Bretagne par la Chambre Régionale d’Agriculture.
Dans cette approche, 5 grands thèmes sont passés à la loupe : l’électricité, le gaz et le fuel (en faisant la part du privé et du professionnel), puis les consommations d’engrais azotés et les aliments achetés pour les animaux. Chaque poste de consommation est ainsi réparti par atelier et comparé à des références locales d’ateliers similaires. L’objectif est à la fois d’évaluer les économies possibles et d’aboutir à un conseil pratique directement exploitable.
Un avant-goût concernant la consommation d’électricité des maisons d’habitations pour que vous puissiez déjà comparer certaines données : pour une surface de 150 m², une construction récente (postérieure à 2 000) et isolée consommera trois fois moins d’électricité pour son chauffage qu’une ancienne maison (antérieure à 1975) non isolée. La puissance électrique annuelle nécessaire pour le chauffe-eau de cette maison est de 3 000 kWh.
L’intérêt d’un tel diagnostic est également de mettre en avant des pratiques qui paraissent trop dépensières, pour les corriger : consommation de concentrés par UGB, achat d’engrais minéral, consommation de carburants… et pour répondre à cette question : êtes-vous énergivore ?
Le diagnostic sera bientôt disponible sur le département : si vous êtes intéressés, contactez-nous dès à présent !

Trucs et astuces…
Faire un trou dans le mur de la laiterie au niveau du condenseur du tank permet de limiter les besoins en électricité (25 % pour une consommation initiale de 8 000 kWh/an). Penser à poser une grille pour prévenir l’entrée de nuisibles.


Stéphane Berzinger - Tél. 02 31 51 66 31


La méthanisation à la ferme

Un groupe d’agriculteurs normands, intéressé par la méthanisation à la ferme, a participé au mois de juin à un voyage d’étude organisé par la Chambre d’Agriculture du Calvados, en Belgique, Allemagne et l’Est de la France. Sans vouloir traiter de façon exhaustive ce sujet, voici quelques éléments de comparaison avec nos voisins européens.


PLAN AGRICOLE ET RURAL

Aide à l’installation d’un pré refroidisseur ou d’un récupérateur de chaleur sur le tank à lait

Dans le cadre de son plan agricole et rural, le Conseil général souhaite favoriser les économies d’énergie dans les exploitations d’élevage laitier, les plus «énergétivores ». L’objectif est d’utiliser la chaleur du lait ou bien celle produite par le tank.

 
Descriptif de l’action :
Deux solutions techniques peuvent bénéficier du soutien financier du Conseil général : pré refroidisseur sur la canalisation de lait ou récupérateur de chaleur sur le tank.

- Pré refroidisseur
L’objectif est de récupérer la chaleur du lait avant son arrivée dans le tank. Ce dispositif permet de réduire d’environ 50 % la consommation d’électricité du tank à lait.
 
- Récupérateur de chaleur
Comme un réfrigérateur, le tank à lait rejette de la chaleur dans l’air ambiant. L’objectif est de récupérer celle-ci pour chauffer de l’eau. Ce système permet de réduire de 70 à 90 % la consommation électrique du chauffe eau.

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Dossiers techniques
 


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