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Pour concilier production agricole, environnement, faune sauvage et paysage
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| Les jachères "faune sauvage" |
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|  | Depuis 1995, la Fédération des Chasseurs du Calvados favorise l’implantation de jachères environnementales également appelées Jachère Faune Sauvage (JFS), dans le but de concilier production agricole, environnement, faune sauvage et paysage, mais aussi de répondre à la réglementation liée à la nouvelle Politique Agricole Commune.
L’approche territoriale dans sa globalité - biodiversité, qualité de l’eau, lutte contre l’érosion - devient un socle de réflexions pour les actions à mener en faveur de la faune sauvage. |
La Fédération des Chasseurs du Calvados (FDC14) se veut avant tout un relais et une aide pour permettre à l’agriculteur de trouver les solutions qui n’opposent pas prise en compte de l’environnement et viabilité économique. Cette approche peut même devenir un atout dans le cadre d'une démarche qualité. L'emploi quasi systématique du ray-grass anglais pour implanter des jachères fixes a pour conséquence que ces parcelles ne sont d'aucun intérêt pour la préservation de la faune sauvage. Souvent broyée 2 ou 3 fois par an, aucun animal ne peut s’y dissimuler. Il est beaucoup plus pertinent d’ensemencer ces parcelles en fétuque élevée : moins de passage de broyage, plante qui ne se dissémine pas, excellent refuge pour les auxiliaires des cultures. Autant de raisons pour préférer la fétuque au ray-grass. Nous vous rappelons également que le broyage des jachères n’est pas obligatoire.
Les quelques conseils donnés ici doivent amener l’aménageur du paysage à se poser de nombreuses questions et surtout à rechercher des solutions compatibles avec son projet.
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Implantation de jachère de contrat classique
Formalités administratives Les jachères faune sauvage sont déclarées dans le contrat dit "classique".
Façon culturale Mélange à base de ray-grass anglais associé à 1 voire 2 légumineuses. Semis début septembre à la dose de 10 kg/ha.
Avantages pour la faune sauvage • Parcelle non broyée. • Fournit un couvert de printemps intéressant pour la reproduction du lièvre et de la perdrix. • Constitue une source de nourriture importante en hiver et en été (insectes). • Fournit un couvert post-moisson contre la prédation.
Avantages agronomiques • Évite le lessivage et l’érosion de la parcelle durant l’hiver. • Fournit un bon précédent à l’implantation du blé. • Entretien facile et économique par rapport au broyage.
Ce mélange est un de ceux qui répond le mieux aux impératifs agronomiques et cynégétiques dans notre département. En 1991, ces jachères représentaient 91 hectares ; pendant les années 2000-2003, leur emblavement s'élevait à plus de 430 hectares ; l'année dernière, nous en comptions plus de 220 hectares.
Aide de la FDC14 Fourniture gratuite de la semence.
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La jachère fleurie
Depuis quelques années, promeneurs et citadins côtoient des "champs de fleurs sauvages" lors de leurs randonnées en campagne. Les agriculteurs qui, à l'initiative de la FDC14, implantent ces jachères fleuries visent à l’amélioration de la qualité du paysage, la préservation de l'environnement et l’amélioration de la biodiversité.
Formalités administratives Les parcelles concernées doivent être déclarées en contrat "adapté". Les fleurs doivent rester en place jusqu’au 15 janvier.
Façon culturale Mélange composé de : centaurée, cosmos, zinnia, rudbeckia, lin rouge, lavataire et eschscholtzia. Implantation en fin de printemps dans une terre bien chaude. Le désherbage étant très coûteux et peu efficace, il est recommandé de pratiquer 2 à 3 faux semis avant l’implantation. Ce semis est réservé uniquement sur des terres faciles à travailler avec des limons profonds. Ces jachères fleuries ont été implantées principalement l'année dernière dans la plaine de Caen, sur les communes suivantes : Billy, Chicheboville, Garcelles, Ouistreham, Verson, Louvagny, Vierville, Bény-sur-Mer, Cauvicourt, St-Martin-de-Fontenay, Giberville, Petitville, Epaney, Bretteville L'Orgueilleuse, St-Contest, Martragny et Goupillères.
Aide de la FDC14 Fourniture gratuite de la semence (dans la limite de 40 parcelles représentant 15 ha). Attention, en raison du coût de la semence, l’agriculteur ne pourra bénéficier de cette aide qu’après avis du technicien avant l’implantation. Afin de répondre aux objectifs, ces parcelles d’une superficie de 0,50 ha maximum seront réparties sur l’ensemble du département à proximité de grands axes routiers, de parkings ou de sites touristiques.
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Autres exemples de jachère
La FDC14 recommande l’implantation de la luzerne. Légumineuse bien connue des agriculteurs, cette plante est un réservoir important d’insectes pour les jeunes poussins de perdrix et de faisans. Implantée judicieusement entre deux parcelles, elle peut devenir une bande de rupture très efficace.
Formalités administratives Contrat adapté dans le cadre de la déclaration PAC.
Aide de la FDC14 Fourniture gratuite de la semence.
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Les bandes enherbées dans le cadre des BCAE
Les bandes enherbées, implantées principalement le long des cours d'eau, favorisent la nidification des oiseaux, l’élevage des jeunes mais aussi la réussite des mises bas pour les mammifères : lapin, lièvre, chevreuil…Elles contribuent au maintien de la biodiversité et à la préservation de la faune sauvage car elles constituent un apport de ressources alimentaires permettant aux groupes d’insectes dont se nourrit le gibier de recoloniser le milieu, favorisant le taux de survie des jeunes.
Elles sont un refuge pour les auxiliaires qui contribuent à limiter la population des ravageurs des cultures. Citons comme exemple les "beetle banks" utilisées en Angleterre pour favoriser les carabes, prédateur n° 1 des limaces. Elles favorisent aussi le repeuplement des champs en vers de terre : 50 kg de vers de terre à l’hectare en zone cultivée, 1 750 kg en bordure enherbée. C’est une ressource alimentaire importante pour la faune.
Enfin, les bandes enherbées favorisent le taux de survie de certaines espèces particulièrement sensibles à la prédation, perdrix et lièvres notamment, en leur offrant un couvert. Elles sont également très utiles le long des courbes de niveau, en rupture de pentes, ou entre deux parcelles pour une exploitation qui n’a pas de cours d’eau. En effet, en coupant les grandes parcelles, elles augmentent l'effet de lisière ; rappelons, par exemple, que 80 % des nids de perdrix grise sont installés à moins de 20 mètres de la lisière du champ.
Choix des espèces végétales et entretien Pour la faune sauvage, le semis de fétuque élevée ou de luzerne semble le plus avantageux.
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Pour tous renseignements, contactez la Fédération des Chasseurs du Calvados au 02 31 44 24 87.
Février 2006 |

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