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| Rendement moyen des mélanges (en tonnes de MS/ha) |
Une première année riche d’enseignements
Les mélanges ont globalement bien levé. Les légumineuses ont toutefois souffert d’un hiver doux qui a favorisé les graminées, et de la concurrence locale d’adventices annuels de jeunes prairies (mouron des oiseaux notamment). Les taux de trèfles sont donc très variables d’un site à l’autre. Les luzernes n’ont jamais levé (semis trop tardif ?). Quant aux petites légumineuses (lotiers et minette), elles ont souffert de la concurrence des plantes plus puissantes dans ces sols bien pourvus en éléments fertilisants. Les adventices, quant à elles, ont disparu dès la première coupe. Le rendement moyen des mélanges est assez homogène, autour de 12 tonnes de matière sèche à l’hectare, ce qui constitue un bon rendement pour une première année d’implantation. Le mélange composé de dactyle, brome et luzerne est bien moins productif (9 T) car la luzerne et le brome se sont peu, ou pas, implantés. Les résultats sont toutefois très hétérogènes d’un site à l’autre. La faute en incombe, d’une part à des dates de deuxième récolte très décalées (plus d’un mois d’un site à l’autre) à cause de la météo désastreuse de juin et juillet, d’autre part à des taux de légumineuses très différents. Ces observations et estimations de rendements continuent pendant deux ans au minimum. Il est intéressant d’observer le devenir des espèces implantées et d’observer si certaines prennent le relais quand les plus productives (trèfle violet, ray-grass hybride) sont aussi les moins pérennes.
Certains mélanges conviennent à des sols sains (1, 2 et 3).
Le n°4 est destiné à des sols séchants, le 5 à des sols humides.
Le n°6 doit assurer une forte production (ray-grass hybride et luzerne).
Le n°7, enfin, permet de simuler l’intérêt de mélanger de nombreuses espèces comme le proposent des spécialités commerciales.
Septembre 2008
Oliver Camacho - 02 31 31 87 64